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Chèr.es ami.es, 

 En ce mois de Février, le Réseau Histoire Mémoire des Immigrations et des Territoires souhaite partager avec vous le communiqué d’Africultures et leur réaffirmer notre soutien !

"Il y a un an tombait le couperet : Africultures, en cessation de paiement, était sur le point de s’éteindre. Trop de coupes dans les subventions, trop peu de marge de manœuvre pour conserver des emplois qui n’étaient plus aidés. Parmi nos lecteurs/rices, peu voulaient le croire. Vingt ans de réflexions, de recherches, de documentation de fond sur les cultures africaines et afro-diasporiques ; des milliers d’articles comblant un angle mort du paysage médiatique francophone ; une pluralité de regards, tous au service d’un projet éditorial hors du commun, mettant l’Afrique au cœur du divers, la Relation au cœur du monde. C’est toute cette histoire qui risquait de sombrer. L’équipe d’Africultures s’est alors réunie autour d’une question douloureuse : fallait-il abandonner ? Les dettes nous plombaient, nous étions fatigués. Serions-nous assez forts, assez soudés, assez disponibles, assez optimistes, pour affronter de longs mois de remise en route de l’association, sans moyens financiers, sans employés, sans solution financière miracle ? Était-il possible, pensable, souhaitable, d’imaginer une suite dans un contexte aussi défavorable ? Le soubresaut a été unanime : laisser disparaître les contenus, articles, base de données, fruits de deux décennies de travail ? Déchirant. Perdre notre nom, notre site, notre revue, laisser s’effacer toutes nos traces ? Impossible ! Ce qui nous a réuni, par-delà nos visions, nos générations, notre proximité plus ou moins grande avec l’association dans les temps précédents, c’est cet impensable de la perte, ce refus obstiné de lâcher ce qui avait fondé tant d’année de nos vies, ce que nous voulions continuer à défendre, tournés vers l’avenir mais ancrés dans notre passé et dans l’expérience de ceux qui nous avaient précédés. [Nous avons lancé un appel et été soutenus par une centaine d’intellectuels et artistes de renom->http://africultures.com/soutiennent-africultures-parlent/], ainsi que par près de deux mille lecteurs et lectrices fidèles. Des journalistes, universitaires et activistes ont proposé de continuer bénévolement à alimenter de leur plume le site Internet. De nouvelles forces vives ont proposé d’intégrer le Conseil d’administration pour nous aider à redresser la structure. Les ancien(ne)s salarié(e)s ont fait savoir qu’ils ne lâcheraient pas Africultures. C’est à ce moment qu’est née l’idée d’un numéro spécial, qui aurait pu être un manifeste, le dernier cri que nous voulions pousser avant de nous retirer. Nous avons fait un autre choix. Le choix d’un hors-série, c’est-à-dire d’un numéro s’inscrivant dans une série pas encore achevée. Un jalon, un temps fort, dans un moment particulier de notre histoire. Pas un au revoir, mais au contraire une affirmation que nous sommes toujours là, malgré les croches-pieds financiers, par-delà la tendance globale au repli identitaire. Envers et contre tout ? Non. Grâce à et avec vous. Car ce numéro ne saurait voir vu le jour sans votre mobilisation et vos pré-achats. Il n’aurait pas non plus été possible sans l’engagement 100 % bénévole non seulement des contributeurs/rices, mais aussi de l’équipe de coordination et des graphistes, qui nous livrent un très bel objet, dont la forme accompagne intelligemment le fond.

Merci à tou(te)s, et qu’on se le dise : Africultures est vivante ! »




Mise à jour : jeudi 10 octobre 2019
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